dimanche 24 avril 2011

Départ de Christelle

Départ de Christelle (soupir) à 8h45 du matin (re-soupir). Il fait beau. Je passe ma journée en terrasse, à faire pas grand chose et à réfléchir.

samedi 23 avril 2011

Les Monologues voilés

Journée avec Christelle, qui revoit Lytle et Léandra. Il fait beau et chaud. Le soir, on va voir la dernière des "Monologues voilés" au Théâtre de Poche. Curieusement, je suis déçu. C'était pourtant bien interprété, parfois très comique, parfois très tragique. Je ne devais pas avoir la tête à ça.

vendredi 22 avril 2011

Retour de Christelle

Christelle arrive de Lyon en voiture en fin d'après-midi. Je suis content. On passe la soirée au bowling avec FBsr, Alineke, Tom, Ophely et son amie Carmela, puis on va manger à La Fleur en papier doré.

jeudi 21 avril 2011

Un jour avant la création de ce journal

Nous sommes le 21 avril 2011. Demain, je me mettrai à écrire ce journal un peu ridicule au jour le jour. Au départ, ce carnet était intégré à mon blog, de manière un peu cachée (mais néanmoins trouvable). Cependant, le format n'était pas vraiment adéquat et l'instabilité de Blogger me faisait perdre des pans entiers de ce que j'avais écrit, sans raison. Des années 2009-2010 et du début de 2011, je me souviens de quelques trucs...

En 2009, le début d'année fut assez plat, monotone et insipide. C'est l'année de ma reprise du badminton, après dix ans d'arrêt. C'est là que je rencontre  le vieux Lewis, président du club, historien de formation, qui deviendra mon ami.

Le vendredi 7 août 2009, je passe à un "Apéro urbain" devant le Palais de justice de Bruxelles en compagnie de mon pote Vinge. On s'emmerde, on va partir mais on rencontre par hasard Charles-Henri du badminton, avec d'autres Français. C'est là que je rencontre Christelle. Le lendemain, jeu de tarot à Bruxelles-les-Bains avec les Français. C'est le début de la "période française". 

Durant cette période, je  rencontre plein de nouveau monde dont Emily, Fany, Vespertine, Lytle, notamment. Au badminton, arrivée de Walter, aussi. Sinon, quelque chose a-t-il changé depuis ? Ah oui : j'ai aussi rencontré Annabelle. Pour elle aussi, je me souviens de l'endroit où je l'ai vue la première fois : j'étais à deux mètres de la porte d'entrée en train de placer un filet dans la salle de sport et je l'ai accueillie. Et je me souviens aussi de la première fois où je lui ai proposé d'aller boire un verre à la buvette. 

(Note : parfois je me souviens parfaitement de la première rencontre, parfois pas. Exemple le plus flagrant : Léandra. Je ne sais pas du tout quand ni où je lui ai parlé la première fois. Et elle non plus, je pense.)

samedi 12 mars 2011

Radioactivity is in the air for you and me


Tschernobyl
Harrisburg
Sellafield
Hiroshima

Radioactivity
Is in the air for you and me
 
Radioactivity
Discovered by Madame Curie
 
Radioactivity
Tune in to the melody
 
Radioactivity
Is in the air for you and me

samedi 12 février 2011

Autre chose...

[Article récupéré du Blog du Noctambule.] 

Je suis malade.
Je suis grippé.
Mon médecin un peu parano m’a prescrit du Tamiflu™/Oseltamivir™/Aaaaatchoum™.

En attendant ma mort prochaine et mon article intitulé "Testament(s)" (qu’est-ce que qu’on se marre avec Tonton Hamilton !),
En attendant ma chronique en cours de rédaction sur les "amitiés centrifuges" (tout un programme !),
En attendant le prochain texte sémillant (ou pas) de Léandra,
Voici... autre chose.

J’ai un peu de fièvre ce soir et mon nez se bouche, alors qu’il me laissait tranquille jusqu’à aujourd’hui, ce con.
Je suis fatigué.
Je n’ai pas toute ma tête.
Ce texte sera décousu ou ne sera pas !

J’écoute des trucs bizarres que je n’ai plus écoutés depuis des années.

J’entends presque Léandra soupirer : "Encore de la musique...". Attends, Léandra, ne t’en va pas ! Vous autres non plus d’ailleurs ! Cette fois-ci, les paroles sont poétiques et en français. Ce sont des chansons curieuses distillant des ambiances dadaïstes... Autre chose donc !

Et, quand le Noctambule prend la parole, il n’y a pas d’analyses.
Juste deux groupes pas assez connus qui font... autre chose.

Y a pas que Benjamin Biolay ou Bénabar dans la vie, tu sais !
Y a RIEN et le poète JULL (de Grenoble), par exemple.
Aucun rapport avec les deux premiers, cela dit.
Mais j’arrête de vous emmerder.
Leurs albums sont téléchargeables (gratuitement si vous ne voulez rien donner) ICI.


Y a pas que CAN dans la vie, y a aussi FAUST aussi (un groupe allemand avec un "chanteur" français, Jean-Hervé Péron).
"Chère chambre", voilà une chanson qui convient parfaitement à ma situation... Mais j’arrête de vous emmerder.


C’était bien, non ?
Vous n’avez pas écouté ?
Bah, ce n'est pas grave. 

Je suis malade.
Et je retourne dans ma musique.
Cet interlude sans intérêt vous a été offert par les laboratoires Roche et Bristol Myers Squibb.


Vous avez vu ? Moubarak s'est retiré du pouvoir !

vendredi 28 janvier 2011

Ablation du sentiment amoureux par chirurgie laser

[Article récupéré du Blog du Noctambule.]

Je suis une tour, incapable d’aimer.
Je suis un roc, insensible aux sentiments.
Je décortique le monde.
Froidement, de l’extérieur.

Et ça fonctionne très bien.
Mon mécanisme est bien huilé.

Sauf que... parfois... le système... plante.
Sauf que... parfois... je deviens... fou.
Et... je tombe amoureux quand même.
Et ça finit toujours mal.

Correction : parfois, ça commence très bien.
Quelquefois même, ça continue très bien.
Mais ça finit toujours mal quand même.
De toute façon, tout finit toujours mal.

La mort.
Le néant.

C’est juste une question de temps.
C’est juste une question d’attente.
Le temps dévore tout.
Même les atomes sont bouffés par ce putain de temps.

Ne croyez pas que je prenne ça à cœur.
Car rappelez-vous : je suis une tour, un roc, blablabla...

J’ai toujours réagi de la même manière.
Adolescent, je ne donnais pas de nom à l’opération.
Depuis peu, je peux la nommer distinctement :
Ablation du sentiment amoureux par chirurgie laser.

Il ne s'agit pas d’un véritable laser.
C’est une opération mentale qui y ressemble.
C’est une métaphore, une vue de l’esprit.
Mais c’est quand même totalement ça.

Explications ?
Explications.

Je n’ai pas l’habitude de tomber amoureux.
Quand ça arrive, je ne sais pas quoi faire.
En temps normal, je suis gauche.
Et quand je tombe amoureux, je suis dix fois plus gauche.

Alors, ça ne fonctionne jamais.
Presque jamais.

À chaque plantage, je procède à une chirurgie mentale.
J’efface minutieusement tout ce que j’aime chez la personne.
Je détruis chaque neurone atteint du "mal".
Je détruis chaque souvenir, bon ou mauvais.

Et elle redevient une personne ordinaire.
Opération triste mais salutaire.
Triste car elle n'existe plus vraiment.
Triste car je suis là sans être là.

Léandra m'a dit un jour :
L'opération prend moins de temps à trente ans qu'à vingt.
Elle a raison. Léandra a toujours raison.
Même si Léandra ne m'a jamais vraiment dit ça.

Et la vie continue...
Et je redeviens une tour, incapable d’aimer.
Et je redeviens un roc, incapable du moindre sentiment.
Et je recommence à décortiquer le monde, froidement, de l’extérieur.

Jusqu’à la prochaine fois.
Jusqu’à cette putain de prochaine fois.

dimanche 23 janvier 2011

Bruxelles, 23 janvier 2011, six heures du matin

[Article récupéré du Blog du Noctambule.]

Fond sonore conseillé pour lire cette journée :


L'anniversaire (en retard) de Léandra.
Une soirée (réussie) chez elle avec des amis que j'apprécie énormément.
Une sortie (réussie également) dans un bar celtique du Centre-ville.
D'autres pensées. D'autres propos. Peu importe.
Et le retour.

Durant la soirée, Léandra me dit : "Hamilton, tu devrais peut-être entrecouper ton blog avec des messages plus courts et moins cérébraux" (elle ne me dit pas du tout ça, mais l'idée est clairement exprimée).

Elle a raison, comme toujours.
Léandra a toujours raison.

Et me voilà penché à la fenêtre de ma chambre, au quatrième étage d'un appartement forestois. Il est 5h44. Emily dort paisiblement dans la chambre d'à côté. Et moi, je ne dors pas. Est-ce que je dors parfois ? Oui, je suppose que je dors... Parfois.

Je me suis fait un café, évidemment.
Un café noir, noir comme une nuit sans lune.

La vie est tellement belle la nuit.

Le silence nocturne est entrecoupé par le chant des oiseaux.
C'est la fin du mois de janvier et les oiseaux chantent déjà !
Je ne sais pas d'où ils chantent, ni pourquoi ils chantent, mais ils chantent...
Toutes les minutes environ, une voiture (un taxi, souvent) passe.

Des souvenirs de soirées universitaires me reviennent forcément à l'esprit : ce retour un peu brumeux vers mon appartement de l'époque, situé en lisière du bois de la Cambre, avec (déjà) ces merveilleux chants d'oiseaux...

Il ne m'en faut pas beaucoup plus pour être heureux.

Nul besoin de chanter, ni de danser.
Nul besoin de frimer.
Nul besoin de courir dans tous les sens.
La présence de gens que j'aime suivie de la douce noirceur de la vie nocturne (et du café) suffisent à mon équilibre.

Ou presque...