Affichage des articles dont le libellé est Vespertine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vespertine. Afficher tous les articles

jeudi 18 octobre 2012

Tempérance

(Co)habitation. — En matière de propriété, de quoi ai-je besoin pour vivre ? Quel est le plancher en dessous duquel mon moral commencerait à se modifier négativement ? Il me faut : une pièce qui m'appartienne en propre (ma pièce, où je peux m'isoler à tout moment), avec un lit, un coin pour me laver (au moins un lavabo raccordé à l'eau courante), un autre coin pour cuisiner, avec une table pour manger et rédiger mes textes ; un cabinet cloisonné pour mes besoins corporels ; un accès à l'électricité ; des livres, de la musique et de quoi écrire (un ordinateur étant le plus évident). Le reste est superflu, c'est-à-dire : si je n'avais comme biens que ce que je viens de citer, je n'en serais certainement pas plus malheureux que si je possédais un château.

Je partage mon appartement (trop grand pour moi tout seul, donc) avec Mary depuis près de deux mois et, contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer a priori, le voisinage se passe très bien. Mary a ses activités (badminton, cours et soirées entre amis...) et moi les miennes (soirée à la Maison du Peuple, soirée à la Maison du Peuple et soirée à la Maison du Peuple). De temps en temps, nous nous croisons autour d'un repas, d'une discussion ou d'un film. C'est tout ce que j'attends d'une cohabitation.

Pré-soirée. — Attendant Fred Jr à la Maison du Peuple, j'explique à Léandra : « Tu sais, cette histoire de mois de novembre... Quand je te dis constamment qu'il va se passer quelque chose de spécial pour nous en novembre... "Attendons novembre !"... Eh bien j'y ai repensé et je me suis dit que l'événement spécial en question, ce serait peut-être ma propre mort... Que ma mort servirait de déclic dans le changement de vos vies... Un truc dans ce style-là... J'y ai pensé à la suite de mes récents élancements dans l'abdomen... Je sais : ils sont passés peu de temps après mon arrêt presque total de l'alcool mais peut-être n'est-ce pas fini ? Peut-être n'est-ce qu'un intermède ? Peut-être est-ce grave ? Peut-être que je n'en ai plus que pour un mois tout au plus ? Pour me préparer à cette éventualité, j'ai lu ce qu'a écrit Épicure sur la mort... » (Léandra semble pour le moins dubitative.)

Elle me parle des prénoms Arthur et Emmanuel, en référence (du moins je suppose !) à mon article de vendredi dernier. Je réfléchis tout haut : « Arthur... Emmanuel... C'est vrai que ça sonne bien. Si jamais j'avais à nouveau un enfant — oui, je sais, je n'en veux plus — et que c'était un garçon, je l'appellerais "Arthur-Emmanuel". Comme ça, quand quelqu'un me demanderait d'où viens ce prénom, je pourrais lui expliquer que c'est en référence à Arthur Schopenhauer et Emmanuel Kant. Et là, mon interlocuteur me dirait : "Mais non !", et je répondrais : "Mais si, parfaitement !" »

Soirée. — Fred Jr nous rejoint vers 20h30. Il est venu en voiture jusqu'à notre quartier fétiche. Nous allons manger des pizzas au tout nouveau Mama Roma installé sur le Parvis de Saint-Gilles puis boire un verre au Verschueren. L'occasion pour moi de boire un Orval, le seul, l'unique de la semaine. Si seulement je pouvais continuer dans cet idéal de tempérance !

Une partie de la discussion tourne autour du nouveau boulot de Fred Jr. Celui-ci doit développer une série d'activités d'éducation permanente, notamment sur le thème du temps. « Du temps ? C'est très vaste... Tu dois parler de quoi ? De la relativité restreinte ? Du temps en termes philosophiques ? » Réponse de Fred : « Je n'en sais rien ! » Je lui lance : « Si tu veux, je peux venir en parler, du temps... Je suis justement en train de lire un truc là-dessus. Tout ce que je développerai sera du pur baratin mais je peux tenir des heures sur le sujet ! »

À un moment, nous parlons du resserrement de notre entourage immédiat — surtout du mien en fait, Léandra continuant à rencontrer pas mal de monde via l'impro. Il fut en effet un temps où nous participions à de grandes soirées festives en compagnie des « Français ». Fred commente : « À la lecture de ton blog, j'avais parfois un peu l'impression que tu subissais tous ces gens... » — Exception faite d'Emily et de Walter (qui ne faisaient de toute façon absolument pas partie du même groupe), de Fany, de Vespertine, de Charles-Henri et de quelques autres, il s'avère que c'est complètement vrai. La plupart des fêtards qui composaient ces soirées, je les subissais plus qu'autre chose. J'ai fini par développer une théorie à ce sujet : si j'ai continué à m'y rendre, c'était en grande partie pour rester en contact, d'abord avec Christelle, puis avec Annabelle. Lorsque la première s'est cassée et que, plus tard, la seconde s'est casée, la principale valeur de ces rencontres est partie en fumée. C'est la vie !

dimanche 4 septembre 2011

Les bras ballants

Cette nuit de samedi à dimanche, dans ma chambre, je traduis mon humeur maussade en musique. Il pleut des cordes dehors. Des éclairs martèlent le ciel. Je repense curieusement à Rachel's, groupe de post-rock américain lorgnant vers la musique classique, que je n'avais plus écouté depuis bien des années. Faut croire que leur musique lunaire ("Seratonin", "Honeysuckle Suite"...) est ce qui me convient le mieux en ce moment précis. J'écoute également en boucle, sans raison, le fabuleux "Thom's Night Out" de Clogs, et termine par le second album de Hrsta intitulé Stem Stem in Electro ("...and We Climb", "Une infinité de trous en forme d'homme" : mais où vont-ils trouver leurs titres ?). Comme toujours, ces tristes morceaux n'ont aucun effet déprimant chez moi. C'est même plutôt l'inverse : plus c'est triste, plus ça me requinque... La prochaine fois, j'irai jusqu'au bout de mon trip et j'écouterai le "Lacrimosa" ou le "Qui Tollis" de Mozart.

* * *

Je passe l'après-midi chez mes parents. Maïté vient rechercher Gaëlle vers 16h30. Elle discute un peu avec la famille. Durant la grosse heure qui suit sa venue, je fais une tronche de déterré.

À la gare, je pense apercevoir un vieux copain d'enfance, que j'ai connu en première maternelle. Depuis des années, il vit en Finlande, où il aurait ouvert un magasin de chocolat belge. Soit ce n'était pas lui, soit il ne m'a pas reconnu. Je penche pour la seconde solution.

* * *

Le soir, je retrouve mon quartier et j'arrête d'angoisser. Je rejoins Léandra, Andrew et Walter à la Maison du Peuple de Saint-Gilles. Léandra reste seule à l'intérieur pour terminer la mise en ligne de sa journée de vendredi. Nous l'attendons en terrasse.

Andrew a une explication intéressante concernant mon "malaise" d'hier, à l'anniversaire de Fred Jr. Il dit qu'il comprend très bien ce que j'ai dû ressentir et que c'est peut-être en partie lié au fait que toutes ces personnes n'avaient pas un mode de vie de citadins. Autrement dit : à Bruxelles, on trouve un peu plus de tous les genres. Là-bas, à la campagne, il y a par contre beaucoup plus de couples isolés dans leur maison quatre façades, constituant une forme de "parfaite petite famille à l'américaine".

Walter raconte son passage éclair à l'anniversaire de Vespertine, au Lacs de l'Eau d'Heure. Il est arrivé le samedi à 22 heures et est reparti trois heures plus tard. Il y est allé juste pour "tâter l'ambiance". Je l'imagine bien dans ce genre de soirée. Sur ce point, on se ressemble assez lui et moi. Si j'y étais allé, je serais sans doute resté tout seul, les bras ballants, à observer la fête de l'extérieur.

À 22h, tout le monde rentre chez soi, ce qui est peut-être mieux comme ça, de toute façon...

vendredi 2 septembre 2011

Une déviation signée SNCB

Aujourd'hui, je décide de commencer mon journal par l'événement le plus poilant de la journée : mon trajet en train.

Premier acte : le début du voyage. Après une grosse heure passée avec Léandra à la Maison du Peuple de Saint-Gilles (voir plus bas), je me dirige gentiment en sa compagnie vers la gare, où je dois prendre mon train pour Namur (départ 14h) afin d'aller chercher ma fille à l'école. Le train est un "direct". Il est censé passer par cinq gares bruxelloises (Midi, Centrale, Nord, Schuman et Luxembourg) puis tracer sans s'arrêter jusqu'à Namur, où il doit arriver environ une heure plus tard, soit aux alentours de 15h. Dans le train, le contrôleur annonce d'ailleurs la couleur : "Attention, ce train ne s'arrête ni à Ottignies, ni à Gembloux".

Deuxième acte : la déviation. À la suite d'un sérieux incendie survenu dans la cabine de signalisation d’Etterbeek le 13 Mars 2011, le train est dévié. À aucun moment je n'entends le contrôleur l'annoncer. D'ailleurs, ce dernier ne passera pas dans le wagon. Et quand la SNCB dévie un train, elle ne fait pas les choses à moitié : passage par Leuven, à l'est de Bruxelles, pour récupérer la ligne 139 Leuven-Ottignies. Après une heure de trajet, par la fenêtre, j'observe, stupéfait, une des montagnes russes ainsi que la grande roue du parc d'attraction Walibi (qui se trouve à vingt bornes de la capitale), et je me demande ce qu'on fout là. Par souci de concision et de simplicité, je n'illustre jamais ce blog, mais je vais néanmoins faire une exception aujourd'hui, car une image vaut mieux qu'un long discours (un clic sur l'image et le schéma s'agrandit, c'est magique !) :


Troisième acte : l'arrivée à Ottignies. Le train s'y arrête, alors qu'il ne doit normalement pas s'y arrêter. Des gens qui attendaient sur le quai de la gare embarquent. Pourquoi pas ? Vingt minutes plus tard, le train arrive à Gembloux et c'est là que ça devient éminemment sympathique. Quelques personnes qui étaient montées à Ottignies se lèvent pour descendre à Gembloux. Le train fait une petite pause de quelques secondes à la gare, puis redémarre sans que les portes ne s'ouvrent. Petite panique d'une dame qui devait aller chercher son enfant à l'école... "Destination mieux", qu'ils disaient dans leur slogan, à la SNCB. Encore faut-il arriver jusque là !

Avec tout ça, j'arrive évidemment en retard à l'école de ma fille. C'est son deuxième jour de primaire. J'arrive en retard mais ce n'est pas grave : plein d'enfants sont encore dans la cour de récréation. Certains pleurent après leur maman. Gaëlle arrive juste en face de moi, décontractée, avec un gros sac à dos (que je trouve beaucoup trop gros pour une gamine de première primaire) et me sort : "Hé papa, tu ne m'avais pas vue ou quoi ? On y va ? Tu as un cadeau pour moi ?".

* * *

À propos de rentrée scolaire : un peu plus tôt dans la journée, à la Maison du Peuple, Léandra et moi avons justement discuté brièvement de ce sujet. On est tombé tout de suite d'accord pour dire que cette période de l'année est très énervante à cause des parents qui sont fiers de leurs "petits loulous" et qui ne peuvent pas s'empêcher de le dire, notamment au travers de messages sans aucun intérêt sur les réseaux sociaux. Être fier que son enfant arrive en primaire a-t-il un sens ? Pas vraiment : la fierté viendra plus tard (ou ne viendra pas), lorsque le petit bout de chou ramènera son premier chaton dépecé ou démontrera de manière singulière le dernier théorème de Fermat.

* * *

Le soir, je reviens avec ma fille chez mes parents. Il fait exceptionnellement bon dehors. Le soleil se couche plus tôt, le ciel est dégagé, avec de beaux nuages moutonneux. Avant même le coucher du soleil, on aperçois le Triangle d'été (Deneb-Vega-Altaïr) dans le ciel. Dans le bois d'en face, un oiseau mystérieux fait un drôle de cri qui ressemble très fort à celui du Cracoucass, du moins tel que je me l'imagine.

Ma mère est énervée, la moindre modification de ses plans la contrarie. Elle impose également des règlements superfétatoires ça y est : j'ai réussi à le placer celui-là ! à ma fille, comme ne pas aller dans l'herbe mouillée avec ses pantoufles, par exemple.

Sur la table du salon, trône le Moustique, avec ce titre : "Demain, une vie sans sexe ?". Une vanne, qui me correspond à merveille, me traverse directement l'esprit : ne jamais remettre au lendemain ce qu'on peut faire le jour-même. Dommage qu'aucun de mes amis n'étaient présents, ça les aurait peut-être fait rire... Ou pas.

Lorsque je rallume mon téléphone portable tard le soir, je reçois un message vocal étonnant et vieux de trois heures : "Hamilton, c'est Lytle. Je compte me mettre en route. Qu'est-ce que tu fous ? Je t'attends. Rappelle-moi". Je pense qu'il parle du week-end d'anniversaire de Vespertine... Sauf que je ne peux pas m'y rendre (c'est l'anniversaire de mon meilleur ami demain) et que, de toute façon, à aucun moment je n'ai dit à Lytle que j'y allais avec lui en voiture. J'en viens à me demander si je ne deviens pas fou et si je ne me suis pas engagé d'une manière ou d'une autre auprès de lui, sans m'en souvenir aujourd'hui. Mais non ! La réponse arrive un peu plus tard : Lytle s'est trompé d'Hamilton. "Il y a tellement d'Hamilton", rajoutera-t-il. Il y a quand même quelque chose que je ne comprends pas : comment a-t-il pu me confondre avec un autre ?

samedi 16 juillet 2011

100% d'humidité

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'Hamilton II, mon ami d'université. Je ne pourrai pas me rendre au verre qu'il organise au Tavernier, car à cette heure-là, je serai à Lille avec Emily.

Le temps est exécrable, à Bruxelles comme à Lille. Impossible réellement de visiter la ville. Du coup, on passe beaucoup de temps au Furet du Nord, une des plus grandes librairies du Nord de la France. Je passe en revue le rayon BD, puis le rayon SF et j'achète quelques bouquins dont Le monde inverti de Christopher Priest, Blind Lake de Robert Charles Wilson et La Horde du Contrevent d'Alain Damasio. On passe aussi par chez Surcouf (Emily doit acheter un rack pour son vieux disque dur de portable) et on admire pendant quelques instants le fantastique mur d'eau publicitaire à l'entrée (c'est incroyable ce qu'ils inventent de nos jours pour attirer l'attention). Avant de repartir, nous allons manger un bout à la microbrasserie "Les 3 Brasseurs". C'est moi qui propose ce restaurant car il me rappelle mon voyage à Montréal et la dégustation de hambourgeois (nom québécois pour les hamburgers). Je vide assez rapidement deux "brasseurs" (c'est-à-dire deux demi-litres) de bière maison. En route vers le parking souterrain, Emily et moi nous prenons dans la figure une pluie comme c'est pas permis et sommes trempés de la tête au pied.

Après être repassés par nos appartements respectifs (notamment pour changer de vêtements), nous nous rendons à l'anniversaire de Charles-Henri. Léandra, Andrew et Walter sont déjà là. Il y a plein de monde. Il fait moche dehors mais ils ont installé des tentes et font quand même un barbecue. Je revois Vespertine pour la première fois depuis son retour d'Afrique. Fany n'est pas là, évidemment. Je me sens totalement à côté de la plaque, mais ça ne se voit pas trop cette fois-ci. Je parle un peu à tout le monde, je ris, je discute, je fais semblant d'être en forme. Dans la "dream team", seule Emily semble réellement s'amuser. Walter s'emmerde, forcément (on a souvent la même réaction, lui et moi, par rapport à ce genre de soirées). Léandra et Andrew s'en vont relativement tôt. Avant que ces deux-là ne partent, on offre ses cadeaux à Charles-Henri : le jeu de société "Dixit" ainsi qu'un jeu de plein air d'origine viking du nom de "Kubb". 

Annabelle est là également, forcément. Elle essaie de me parler à quelques reprises (elle fait un peu son boulot d'hôte), mais je fais tout pour lui dire le moins de mots possibles. Je l'adore, mais ce n'est pas une amie. Je ne suis plus à l'aise avec elle et je n'ai pas envie d'engager une conversation. Plus tard, je discute assez longtemps avec Pinpin, l'historien du verre. C'est un historien passionné par son sujet et il connaît de nombreux archivistes et historiens : on a des connaissances communes (le monde de l'histoire est petit et assez corporatiste). Discussion intéressante qui tourne autour du monde des ouvriers et des artisans. À un moment, je parle des mineurs, sorte de "nobles" au sein de la main-d'œuvre charbonnière car ce sont eux qui sont au plus près de la veine de charbon et qui prennent le plus de risques. Il me dit que le terme "noblesse ouvrière" est également utilisé dans l'univers de la verrerie. Flopov, une jeune badiste présente à la soirée, tente de "participer" à la discussion : elle est naïve et ce qu'elle dit tombe la plupart du temps totalement à plat.

Walter et moi en avons un peu marre de cette soirée et décidons de partir. Emily, qui semblait pourtant bien s'amuser (elle dansait avec les autres), rentre avec nous. Flopov s'invite également. Direction le Cimetière d'Ixelles. Vu que le Corto est fermé, on termine la soirée calmement chez Emily, avec une Flopov un peu bébête et un Walter qui s'emmerde. À la fin de la soirée, Emily se rend compte que son plafond de cuisine fuit totalement : de l'eau a percé la couleur et s'écoule sur le sol. Ce que j'aime beaucoup chez Emily, dans ces moments-là, c'est sa capacité à prendre ce genre d'événements de manière pragmatique, sans se prendre la tête : "de toute façon, on ne sait rien faire pour le moment. Je vais nettoyer un peu et préviendrai les propriétaires demain".

Retour en taxi avec Flopov. Je fais faire un détour au taxi pour qu'il ramène Flopov devant sa porte (elle a seulement 18 ans : hors de question de la laisser dans la rue à 3 heures du matin).

samedi 2 juillet 2011

Mort de Pol Caca

Gaëlle est très énervée. Elle fait une crise au magasin parce qu'on ne va pas voir tout de suite après une surprise pour elle. Plus tard, je lui apprends à rouler à vélo (c'est pas encore ça : elle tient quelques secondes toute seule puis perd l'équilibre). Sinon, Pol Caca, le chien de Matys, est mort. Il y a E.T. (encore une référence au caca) sur une chaîne de télévision : ma fille a un peu peur mais elle "adore avoir peur". Coup de fil de Vespertine, dont je n'avais pas eu de nouvelles depuis plus de six mois.

jeudi 21 avril 2011

Un jour avant la création de ce journal

Nous sommes le 21 avril 2011. Demain, je me mettrai à écrire ce journal un peu ridicule au jour le jour. Au départ, ce carnet était intégré à mon blog, de manière un peu cachée (mais néanmoins trouvable). Cependant, le format n'était pas vraiment adéquat et l'instabilité de Blogger me faisait perdre des pans entiers de ce que j'avais écrit, sans raison. Des années 2009-2010 et du début de 2011, je me souviens de quelques trucs...

En 2009, le début d'année fut assez plat, monotone et insipide. C'est l'année de ma reprise du badminton, après dix ans d'arrêt. C'est là que je rencontre  le vieux Lewis, président du club, historien de formation, qui deviendra mon ami.

Le vendredi 7 août 2009, je passe à un "Apéro urbain" devant le Palais de justice de Bruxelles en compagnie de mon pote Vinge. On s'emmerde, on va partir mais on rencontre par hasard Charles-Henri du badminton, avec d'autres Français. C'est là que je rencontre Christelle. Le lendemain, jeu de tarot à Bruxelles-les-Bains avec les Français. C'est le début de la "période française". 

Durant cette période, je  rencontre plein de nouveau monde dont Emily, Fany, Vespertine, Lytle, notamment. Au badminton, arrivée de Walter, aussi. Sinon, quelque chose a-t-il changé depuis ? Ah oui : j'ai aussi rencontré Annabelle. Pour elle aussi, je me souviens de l'endroit où je l'ai vue la première fois : j'étais à deux mètres de la porte d'entrée en train de placer un filet dans la salle de sport et je l'ai accueillie. Et je me souviens aussi de la première fois où je lui ai proposé d'aller boire un verre à la buvette. 

(Note : parfois je me souviens parfaitement de la première rencontre, parfois pas. Exemple le plus flagrant : Léandra. Je ne sais pas du tout quand ni où je lui ai parlé la première fois. Et elle non plus, je pense.)