vendredi 28 septembre 2012

Bougies

Rêve d'Australie. — Je suis à peine rentré du Québec que je repars pour l'Australie, du moins en rêve. Je suis sur le pont supérieur d'un bateau et j'aperçois au loin, sur le rivage, une tour qui ressemble à celle du stade olympique de Montréal. C'est là que je me dis, émerveillé : « Ha, j'arrive enfin à Sydney ! »

Néanmoins, une fois débarqué, je ne suis pas dans une grande ville mais à la périphérie d'un petit village encerclé par un désert rocailleux. Derrière les rochers oranges sur lesquels poussent quelques maigres buissons, le coucher de soleil est tellement rouge que je pense un instant avoir affaire à un gigantesque incendie. Je me balade dans ce désert de roches à la lisière des maisons. Je ne suis pas seul : d'autres personnes y flânent comme s'il s'agissait d'un parc (et dans une certaine mesure c'en est un, car des sentiers y sont aménagés pour les promeneurs). C'est à ce moment que je me rends compte que je n'ai pas un seul dollar australien sur moi, que je n'ai pas pensé à débloquer ma carte de débit pour pouvoir l'utiliser à l'étranger et que le solde de ma carte de crédit est presque à zéro ; en bref, que je suis en vacances en Australie sans moyen de paiement. Je stresse, puis je me dis que je trouverai bien une solution, car je comprends plus ou moins que je suis en train de rêver.

J'arrive à l'auberge où je suis censé loger — encore une auberge de jeunesse ! L'ambiance de la demeure est du genre « Spring break » : partout, des étudiants en short ou en maillot de bain, bouteille d'alcool en main, en train de s'amuser, de danser, de courir partout, de crier... En faisant la file au guichet d'accueil, je remarque à travers la fenêtre derrière le comptoir qu'un homme est en train de baisser son short hawaïen pendant qu'une femme s'accroupit devant lui afin, me semble-t-il, de lui pratiquer une fellation. Des gens se mettent à siffler dans la maisonnée. La dame au guichet voit mon regard étonné, se retourne un instant vers la fenêtre puis me lance : « Ha oui, c'est un endroit où l'on s'amuse, ici. C'est comme ça tout le temps... » Et je me réveille ! (Je suppose que l'idée de me retrouver dans un lieu pareil me stressait plus que le fait d'être au bout du monde sans le moindre sou.)

« Une idée, c'est mille bougies allumées dans la nuit. » — Oui, mais encore faut-il que l'idée soit lumineuse. Une idée, ça peut tout autant être mille bougies qui s'éteignent.

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