lundi 30 juillet 2012

2. Échéance

2.1.1. L'avantage du pessimisme, c'est qu'en le pratiquant, on est certain de ne pas se tromper.

2.1.1.1. Une histoire peut commencer très bien ou très mal. Par contre, elle se terminera toujours très mal.

2.1.1.1.1. Hamilton — qui parle désormais comme Poirot, qui parle à la troisième personne du singulier — s'amuse à énoncer de plates évidences aujourd'hui car...

2.1.1.1.1.1. ... il n'a rien à dire.

2.1.1.1.1.2. ... il est fatigué.

2.1.1.1.1.3. ... il est en retard.

2.1.1.1.1.4. ... il teste son système de numérotation débile.

2.1.1.2. À l'arrivée, c'est la mort qui attend toute chose, toute vie.

2.1.2. L'avantage de l'optimisme, c'est qu'il arrive à combler l'interstice entre le Néant et le Néant.

2.1.2.1. L'optimiste ne voit pas l'échéance, il vit l'instant présent.

2.1.2.1.1. Mais comment fait-il ?

2.1.2.1.2. Ou plutôt : comment faisais-je ? 

2.1.2.1.2.1. Lorsqu'on a vu l'échéance, il est extrêmement difficile de revenir en arrière, de la cacher, de s'en foutre ou encore de ne pas la voir du tout (non pas l'enfouir, mais ne pas la voir).

2.1.2.1.2.2. Je suppose que camoufler le Néant qui se prépare serait beaucoup plus évident si j'avais une vie amoureuse ou sexuelle, voire les deux en même temps.

2.1.3. Le pessimiste regarde la vie depuis sa fin, l'optimiste depuis son début.

2.1.3.1. Le pessimiste, voyant la triste évolution de son être jusqu'à la mort, est malheureux.

2.1.3.2. L'optimiste, voyant la fantastique évolution de son être vers la conscience, est heureux.

2.1.4. Au décès d'un pessimiste, ses amis, réunis après ses funérailles, se posent la question suivante : « À quoi cela lui a-t-il servi d'être pessimiste ? Il n'a pas vraiment vécu et maintenant il est bel et bien mort ! »

2.1.4.1. Ce à quoi l'on pourrait répondre : « À quoi cela sert-il d'être optimiste ? Après avoir bien vécu, l'on mourra quand même ! »
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2.2. Ce journal est un atelier d'écriture géant rédigé par un pauvre gars qui ne supporte pas que le monde extérieur lui dicte comment bien ou mal écrire...

2.2.1. Résultat : un blog qui fluctue au fil des mois, sans autre objectif que de tenir la cadence infernale imposée par le concept initial de « blog journalier », et dont le seul titre de noblesse est sans nul doute de ne pas vouloir plaire à qui que ce soit.

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